Brouillon pour avis publicitaire.

Les installations industrielles
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Le MEZZÀ: la façade avec le méridien.
Extérieur du four Hoffman.
Scène de travail en plein-air, 1906.
Façade du Mezzà.

Le four à feu discontinu. La briqueterie était équipée dès le début d' un "four à feu discontinu" pour la cuisson des briques, alimenté en bois et en fourrage. Les briques étaient faites à la main et séchées au soleil, disposées dans de longues piles abritées par des stores et étaient ensuite disposées dans le four éteint.

Intérieur du four Hoffman.Le four démarrait d' abord à feu lent pour compléter le séchage et ensuite à plein feu pour la cuisson proprement dite. La production était fortement discontinue et la main d' oeuvre était choisie aussi parmi les employés de l'agriculture qui alternaient le travail sur les champs avec celui de la briqueterie. L'argile pour les briques était pris localement dans les terrains de propriété de la famille.

Le four Hoffmann et la production à cycle continu. Entre 1888 et 1890 un nouveau four de type Hoffmann fut construit et la production fut réorganisée. Les objectifs poursuivis durant ces années par Gregorio Gregorj étaient quatre:

Le nouveau four fut construit sur les fondations du vieux, après l' incendie de 1887, sur une longueur de 30m., inférieure à la longueur typique de 80-100m. des fours Hoffmann de l'époque. La construction est de forme elliptique, entièrement en briques avec des interstices remplis de sable, avec à l'intérieur 16 niches dans lesquelles pouvaient être posées environ 100.000 briques à la fois.

La cuisson avait lieu dans ces niches qui étaient en communication directe avec la cheminée où brûlait le combustible composé de charbon réduit en poudre. Chaque compartiment pouvait être chargé et déchargé individuellement en l'isolant du feu et cela permettait une production continue.

Le four à feu continu pouvait être exploité au maximum à condition que tout le cycle productif, composé de 5 phases: creusage et transport, morcellement et fabrication de la pâte, enfournement, séchage, cuisson, puisse être totalement équilibré et qu' il ait une capacité productive égale durant chaque phase.

La briqueterie.Le travail mécanique. Pour obtenir un rythme de production continue, diverses machines furent introduites et une partie du travail manuel était remplacée par le travail mécanique. Furent adoptés un broyeur à cylindres, un mélangeur, un laminoire à cylindres, une presse à briques et une filière. En outre, le séchage était effectué en partie à l'étage supérieur du four Hoffmann où était disponible la chaleur appropriée.

Les nouvelles machines étaient actionnées par des moteurs à pétrole dès 1894 et ce jusqu' au vingt ans du fascisme, quand les moteurs furent acquis par le Podestà de Trévise pour être envoyés dans les colonies d'Afrique, et furent remplacés par des moteurs électriques. Le renouvellement demanda la formation d'une main d'oeuvre spécialisée et porta le nombre des employés à 100 ouvriers en 1896. La production des briques atteint 3-4 millions de pièces par an et étaient en fonction quatre dépôts externes: deux à Venise, un à Oderzo et un à Sacile.

Frise décorative polychrome en relief sur la façade du Mezzà.

Bollettino della Industria Ceramica
Avis publicitaires - 1901

La céramique. Pour la production en céramique, il y avait quatre fours tubulaires à émail:

un four continu à flamme renversée pour les grandes commandes de carrelages
un four continu à flamme renversée pour les commandes de carrelages modestes, actionné par un homme seul
deux moufles, une à bois et une à gaz, pour les vases, les statues et les objets en terre cuite.

D'autres équipements pour la céramique comprenaient le tour pour vases, l'imprimante à main pour carrelages, les calques en plâtre pour les petits objets.
Les moules étaient réalisés dans l'atelier de la briqueterie. Parmi les ébénistes qui y travaillèrent, il y avait Giovanni Torresan, présent dans l'entreprise jusqu' aux dernières années d'activité, qui se dédiait aussi à la production de fers battus, connus et appréciés dans la ville de Trévise.

Expériences et Brevets.  Diverses expériences qui portèrent à l'introduction de deux nouveaux produits furent conduites: les briques spéciales avec arêtes et faces polies et les briques émaillé es à grand feu,   ces derniers produits avec une méthode brevetée en 1895.Dès 1895, on expérimenta la production de carrelages et de briques spéciales en porcelaine opaque avec des vernis en faïence à grand feu, pour lesquels fut obtenu en 1903 un   Dès 1895, on expérimenta la production de carrelages et de briques spéciales en porcelaine opaque avec des vernis en faïence à grand feu, pour lesquels fut obtenu en 1903 brevet industriel.

Scène de travail en plein-air.
Femme à l''extérieur du four.

Avec ces produits étaient exécutés des revêtements et des décorations artistiques en graphite et en relief en faïence. Pour améliorer la qualité des produits, la "briqueterie" Gregorio conduisit différentes recherches et mis au point des mélanges qui permettaient d' obtenir des terre-cuites en tissage fibreux et résistants aux agents atmosphériques. De ces recherches et d 'autres faits et notices techniques, intéressants les industries du secteur céramique, on parlait dans le "Bulletin de l' Industrie Céramique" dont Gregorio Gregorj était fondateur et directeur.

Les matériaux. Avec l'introduction de nouveaux produits on ne recourrait plus seulement à l'argile extraite sur le territoire de S. Antonino, mais aussi à des matériaux d'autre provenance. L'argile locale est de type inondée, particulièrement adapté à la production de briques résistantes aux écarts thermiques. Etaient par contre importées de France et d'Allemagne des argiles d'origine "statique", c'est-à-dire produites par la décomposition des roches, utilisées pour les carrelages d'intérieur de maisons. Pour les briques émaillées à grand feu étaient aussi importées des terres réfractaires de Hollande et d'Angleterre. Pour les revêtements externes était surtout utilisée l'argile rouge du Montello.

Les matériaux pour donner des couleurs particulières aux émaux, comme les oxydes de fer, l' uranium, le plomb et le lapis-lazuli, provenants de Florence étaient et soumis à de nombreux tests, avant d'être employés selon les modalités définitives. Dans la documentation technique de l'archive de la briqueterie existent les recettes mises au point dans le laboratoire et les résultats des expériences.

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© Luisa Gregorj 2002